03/12/2017

719 BARBORKA une pensée aux mineurs polonais de notre région du Centre et d'ailleurs

 

 

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Dès le début des années 1900, le patronat charbonnier a été chercher des étrangers pour le travail à la mine.

Ce flot en main d'oeuvre permanent a duré jusqu'à la fermeture des charbonnages dans les années 70 mais continue encore chaque jour maintenant pour tous les secteurs d'activités économiques.

Vers 1911, le patronat français et belge sont allés jusqu'en Chine pour ramener des travailleurs. Ceux-ci meurent en masse dans les bateaux qui les amènent chez nous et cette filière abandonnée il faut chercher ailleurs, en masse.

Pour l'anecdote plus de 500 Suisses aussi , ont été ramenés en 1945 pour travailler au charbonnage. Les patrons de charbonnages sont allés tout le temps chercher des hommes partout : Syrie, Lybie, Liban, Grêce, Italie, Maroc, Algérie, Portugal, Pologne, Yougoslavie, Hongrie, Espagne,Turquie...

C'est dès les années 20 que l'on importe dans la région du Centre, les premiers Polonais de Westphalie, du Rhurgebied, le domaine de la Rhur, Hernes, Recklinghausen,Essen. C'est là que sont nés les plus anciens Polonais de Sainte Marguerite, de l'Olive, de Bray, de tous ceux qui peuplaient en masse les Carrés de Bois du Luc avant les années 30.

Donc nos grands parents, nos parents ne sont pas venus et il  faut corriger cette manière d'écrire  cette histoire du reste très peu diffusée. Le patronat sait qu'on est allé chercher nos grands parents, nos parents. Tout le reste l'ignore complètement et on décrit, on commente jusqu'aujourd'hui encore, une arrivée spontanée des étrangers ; une description erronée ,non conforme aux faits historiques et par moment irritante.

Dans l'esprit des gens d'ici, le travailleur qu'on a recueilli dans un grand élan humanitaire doit remercier , en baissant un rien la tête, le pays  bienveillant qui l'a accueilli jusqu'à créer , par exemple, ce statut de réfugié, avec la main d'œuvre importée d'Allemagne après la Libération de 1945. Réfugié de quoi?...du vent, de la pluie. Displaced persons ,personnes déplacées deviennent ,qui l'a décidé? ...des apatrides.

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Ils signent un contrat de travail  pour se faire emmener ici !!! Ils sont ramenés pour la mine. Alors on nous rappelle combien on a profité des conditions de vie ici, les études des enfants, les soins de santé, la sécurité sociale. Nos parents ont pour cela fiscalement participé et bien longuement participé à l'IPP.

C'est bien vrai qu'un état de réfugié a été organisé par le patronat et l'UNRRA (IRO) avec cette partie des Polonais notamment ,devenus du jour au lendemain des apatrides , curieusement pas avec  ceux qui étaient déjà ici , depuis les années 20 et qui garderont toujours la nationalité polonaise.

Ainsi au n° 29 de la rue Jules Destrée: ce sont des Polonais fin mai 45, convoqués à la commune en août 45,on les informe qu'ils sont maintenant des réfugiés apatrides, et, au n° 31 des Polonais aussi; ils travaillent aussi à la mine mais ce sont des Polonais qui sont là depuis 1929 .En juillet, ils iront en train en vacances en Pologne et ils reviendront en Belgique; le patronat le sait. Pas de problèmes avec ceux là; fin juillet ils reprendront le travail ici avec toujours jusque maintenant ,la nationalité ...polonaise. Aucun Polonais de Sainte Marguerite à Péronnes, émigration des années 20,n'est devenu apatride en 1945. Ils sont jusqu'encore aujourd'hui de nationalité polonaise et pas réfugés apatrides.

Aujourd'hui encore, d'aucuns colportent, répètent des arguments politiques (communistes, pas communistes),religieux(catholiques, pas catholiques),des arguments stupides qu'on a utilisé pour expliquer une technique  administrative , économique  utilisée par le patronat charbonnier, maître du pays, pour encadrer, contenir, fixer, domestiquer sur place des communautés polonaises, tchèques, ukrainiennes un peu trop  remuantes.

A la fermeture des camps de regroupements en 1947 comme le Congres Kamp de Nurenberg ,sur le quai de la gare: ceux qui choisissent librement de se faire conduire en Belgique pour accomplir le contrat signé avec Fédéchar deviennent des réfugiés. On s'embrasse, des familles, des frateries se divisent et ceux qui choisissent librement de se faire ramener en Pologne, chez eux donc ,vers leur maison, ne seront pas des réfugiés; les juifs polonais qui sont ramenés à Paris ou à Bruxelles ou à Anvers ne sont pas des réfugiés sauf si vous avez un contrat pour la mine en Belgique.

Arrivés ici et devant le comportement des gens d'ici, beaucoup sont restés perplexes quand on leur rappelait qu'on les aidaient par humanisme en les engageant ici à la mine.

relisez les études des chercheurs des universités de Bruxelles, Gand, Hasselt sur ces sujets qui passent maintenant dans l'histoire ancienne

relisez nos articles précédents

http://lespolonaisducentre.skynetblogs.be/archive/2015/12...

Le seul but unique était de fixer une main d'œuvre sur place. Des Polonais ramenés dans le Centre sont tout de suite retournés en Pologne dès 1945 soit en congé et en sont revenus; soit définitivement pour y vivre une longue vie.

Le moindre petit charbonnage comme Saint Vaast ou le Quesnoy à Trivières a besoin d'au moins 1000 ouvriers. Le charbonnage de Beringen: 23.000 chaque jour...Il faut surtout éviter qu'ils se déplacent ou qu'ils rentrent dans leur pays.Demain matin, tout le monde doit descendre au fond.

Dans les années 20, d'importations massives installent des familles polonaises par exemple  dans la cité de l'Olive à Morlanwelz, dans la cité de  Péronnes Sainte Marguerite le long de la N55 où le gros œuvre est à peine terminé et où il n'y a pas encore de châssis aux fenêtres.

Les Polonais ont travaillé dans tous les charbonnages de Belgique en Wallonie et au Limbourg.

La sainte Barbe doit continuer à être fêtée ,pour l'entretenir dans les mémoires, pour  rappeler cette histoire de notre communauté auprès de nos familles, auprès des Polonais nouvellement arrivés et qui n'ont pas connu les charbonnages en activités, et, autant auprès de la population de notre pays d'accueil. A l'école du village, c'était un jour de congé scolaire et à la mine aussi.

http://lespolonaisducentre.skynetblogs.be/archive/2013/12...

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Voilà pourquoi les images ci-dessous car parmi ces hommes et ces femmes, il y a des Polonais; c'est certain.

Là où en Belgique, il y a eu un charbonnage; là où il y a un terril, vivent  des Polonais et depuis longtemps. Leur descendance peut, doit relever la tête et rectifier quand quelqu'un d'autre se trompe en racontant l'histoire de leur venue ici.

 

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https://www.bing.com/images/search?q=le+travail+%c3%a0+la...


Misère au Borinage dont des images sont tournées à Bray.


la suite


et enfin regardez une fois par an ,ce bijou sur notre vie:
 
déjà s'envole la fleur maigre

 

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13:38 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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