01/12/2015

624. KRENC François de Trivières nous a quitté hier dimanche,à l'âge de 97 ans

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Une vie entière consacrée à la musique et beaucoup, beaucoup, à la jeunesse polonaise

 

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Franciszek KRENZ,1938 en Pologne, accordéoniste dans l'armée polonaise

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François KRENZ fait partie du tout tout premier transport de personnes recrutées par Fédéchar en Allemagne et le couple à peine marié en Allemagne arrive de Leipzig à la fin de mai 1945 au centre de répartition de Givry.Un camion du charbonnage de la Société de Bois du Luc amènera sa " cargaison humaine" sur la pelouse devant la cantine Dubois au Quesnoy à Trivières.Parmi eux le couple KOZLOWSKI, le couple PIECHOWSKI  et Léon CZAK.Ils descendront à la mine le 2 juillet 1945.

On va loger les nouveaux Polonais dans la journée et en attendant François prend son accordéon et joue pour tous ceux qui attendent assis dans l'herbe.Juste à côté vit la famille DUDA qui sort regarder.François KRENC jouera dans les bals polonais dans l'orchestre de Henri DUDA.

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1945 au Quesnoy à Trivières tout au bout de la rue la dernière maison après la Cantine Dubois, le mariage de Halina et Wladek PIECHOWSKI

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avec la jeunesse de Ressaix devant l'entrée du théâtre de Binche en 1954

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en 1952 au carnaval de Trivières avec la société "les Chevaliers " dont le parrain était le vrai Maurice Chevalier et qui est venu au carnaval à Trivières festoyer avec " sa " société :les Chevaliers.4 à 6 accordéonistes suivaient les sociétaires en ne jouant que des airs de M.Chevalier.Les sociétaires étaient en smoking et canotier. Derrière la société "les Flamins" d'Oscar le marchand de gazettes

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avec le jeunesse de l'association polonaise de Bois du Luc ,Saint Vaast, Trivières en 1968

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organiste à l'église polonaise de Ressaix (domaine privé des  Oblats de Marie Immaculée )

 

Né en 1918 à Datteln (Allemagne), Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne, ou son papa travaillait comme de nombreux Polonais à l’époque, puis retourné en Pologne près de Powidz.


Ensuite vers 1922 -1923 immigré dans l’ Aveyron (la France et la Pologne naissante avait signé un accord officiel sur l'émigration)  son Papa a travaillé dans une exploitation minière.

Quelques années plus tard, ils sont remonté dans le Nord de la France , toujours dans pour travailler dans la mine. Dans les environs d’ Auby, ou sa maman tenait un « estaminet ». ou mon papa allait à l'école primaire

Partis en suite pour tenter de reprendre une exploitation agricole dans le département de la Charente dans la région de Cognac  à Rouillac.

En 1930 -1931 revenu dans le Nord, dans les charbonnages de Flers- en-Escrebieux, ou ils n’ont pas accepté le papa de François KRENZ, mais son fils  et c’est ainsi qu’il a commencé à travailler à l’âge de 13 ans et 3 mois.Il est "galibot" gamin à la mine. Il terminais à peine ses études primaires  effectuées en France. Avec également l' École de musique pour le violon  et l' accordéon.

En 1936, avec l'amertume liée aux problèmes sociaux, jointe au climat d'inquiétude qui se fait jour devant la situation internationale et les menaces fascistes, plusieurs milliers d'ouvriers polonais sont expulsés brutalement. François KRENC, a été expulsé à cette période. Il descend des wagons d'expulsion massive dans une  Pologne, qu’il avait quitté à l’âge de 4-5 ans.Il  gardera de sa vie en France comme tous ces Polonais refoulés vers la Pologne mais plus tard ,en 1945,revenus en Belgique ( Kondraszuk, Chtiej) dans le Centre pour certains, une diction, une élocution  impeccables avec un accent français très prononcé qui déroutait et freinait l'agressivité des autorités belges et du voisinage.A la mine par compte, son expérience et son parler incitèrent les ingénieurs à utiliser ses compétences, à l'envoyer à l'école des mines de Houdeng pour devenir porion.

En Pologne, à la veille de la guerre, c’est grâce à son oncle ( sous-officier ou officier de l’armée polonaise) qu’il est rentré à l’école de musique militaire  à l’âge de ± 17 ans.  Il est caserné à Stowbtsy, actuellement située en Bielorusie.

En 1939, l’éclatement de la guerre, en première ligne de l'invasion par les Russes, il est d'abord  fait prisonnier, par les Soviets.Puis repris par les Allemands qui s'attaquent à la Russie.

Il se  retrouve en Allemagne ,en esclavage (slave in Germany comme on dit dans le monde entier) (au travail forcé, obligatoire comme on dit ici et en France pour ne pas importuner nos voisins) et c’est à l’issue de la guerre qu’il rencontre et épouse la future maman de deux fils et une fille, avant le transport en Belgique.

Le hasard les dépose  à Trivières qu’ils n’ont plus quitté: le Quesnoy, la place du Pont et retour au Quesnoy puis l'ex rue Destrée aujourd'hui Victor Larock.

La famille Krenc s'est tout de suite impliquée dans la vie associative polonaise

 

https://www.youtube.com/watch?v=HQkf3SPJm9U

François KRENC était porion au Quesnoy. Ouvrez le lien et voyez François Krenc,avec Henri DUDA, Léon CZAK et la délégation de Beringen Mijn, à Bois du Luc lors de notre cérémonie d' hommage aux mineurs polonais en Belgique.

C'est d'abord pour eux pour les honorer et pour nous, ne jamais les oublier que nous avons reconstitué une association polonaise sur la région du Centre.

 

Franciszek KRENZ  repose actuellement au funérarium Vanquelefs 1 rue Larock, rue Cornez, à 7100 Trivières, où un ultime hommage peut lui être rendu en présence de la famille, le jeudi 3 décembre et le samedi 5 décembre de 17 à 19 heures.Funérailles à Trivières église saint Martin lundi 10h

 

 

 

01:08 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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