27/12/2014

str 581 PERONNES SAINTE MARGUERITE Westfaliaki:emigracja przedwojenna.Piotr ROZLACH

La cité de Péronnes Sainte Marguerite est le coeur d'un hameau sur le haut de Péronnes Village qui s'est développé face au charbonnage de Sainte Marguerite

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Le charbonnage de Péronnes Sainte Marguerite,à droite ; la cité des Polonais à gauche de l'ancienne rue Vandervelde (N55) vers Binche, aujourd'hui rue des Mineurs. Au fond de la photo, c'est Péronnes Charbonnages et Ressaix (photo collection de Karin ADAMSKI).

La façade dupuits Sainte Marguerite , le long de la rue, méritait à elle seule un classement en monument historique.Le tout a été sacrifié pour l'élargissement à deux bandes de la N55.Les fonctionnaires qui ont dans les années 70, dessiné les tracés n'avaient aucune sensibilité à l'histoire des petites gens.L'élargissement n'a été effectué que 40 ans plus tard !

Mais il y a aussi une autre explication à la rage destructrice des sites charbonniers désaffectés: vite effacer, cacher les traces des lieux de la pire exploitation humaine pourtant fortement cautionnée dans l'après guerre par des gouvernements très à gauche.Pendant des années après la fermeture des charbonnages, cela a été le silence sur tout, sur la mine,sur les étrangers ramenés pour ce travail,sur leurs conditions de travail,sur les conditions de logements, sur la manière dont on les traitait dans les administrations socialistes , donc un oubli souhaité.

Et puis arrivèrent des historiens comme Anne Morelli (ulb), comme Idesbald Goddeeris (kul),Frank CAESTECKER (U Gent),...Aujourd'hui, on s'intéresse à l'immigration italienne, marocaine, polonaise , turque.

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avec l'ancienne cité des années 20 qui ressemble à ce que l'on trouve à Beringen Mijn ou Maesmechelen dans le Limbourg et à l'arrière vers la gauche, les cités construites après la 2e guerre mondiale derrière la cité historique des Polonais .Des Polonais de Westphalie, déplacés, il y a longtemps, au XIXe s, de Pologne en Allemagne, en Prusse plutôt.Les Westphaliens de Péronnes Sainte Marguerite,c'est près de deux cents couples, familles, qui occupèrent les lieux alors que les chassis n'étaient pas encore placés.Leur descendance possède encore aujourd'hui la nationalité polonaise ,une descendance dotée d'un patriotisme exemplaire.

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Les extensions de la cité de Sainte Marguerite furent construites dès les années 60 jusque 80 par le Foyer Péronnais. Sur la photo, c'est le prolongement de la rue des Bleuets avec en blanc, l'ancien magasin grec et au fond le château d'eau que l'on revoit ci-dessous avec les scouts polonais de Péronnes Sainte Marguerite en 1938.

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A côté des maisons ouvrières le long de la rue Albert Elizabeth pour descendre vers le village, de nouvelles maisons individuelles ,des "villas" ont complété les espaces près du château d'eau, entre les maisons en direction de Péronnes Charbonnages, jusqu'à la petite gendarmerie et le long de la Chaussée N27.Elles ont très souvent été construites par la 3e génération des immigrés polonais mais surtout italiens.

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Grecs, Ukrainiens, Polonais, Belges, Italiens prêts à descendre au fond à Péronnes Sainte Marguerite

La cité a été pendant toute la vie du charbonnage, une ruche bourdonnante où le polonais était comme l'italien, une langue courante, dans les maisons, dans les rues, dans les magasins, sur le terrain de basket ,et, aux scouts polonais, à l'école polonaise, à la "swietlica",à la mine,à l' église polonaise, à la cantine polonaise, au KSMP, dans les années 60 encore . 

 

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Jusque dans les années 50, la jeunesse qui se regroupait le soir, chantait  spontanément sur la place ou dans une des rues aux noms charmants( rue de Bluets, rue des Coquelicots,rue des Pâquerettes...) les chants du folklore polonais.

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le défilé dans la rue des Liserons, à l'occasion , dans les années 50, du jubilé de mariage des premiers JANOWSKI .(photo collection Sophie Angowski)

Péronnes Sainte Marguerite est un des rares endroits avec Hautrage, avec des localités du Limbourg,où avant la guerre, il y a eu des classes polonaises ,à l'école primaire,  à côté et en même temps que les classes belges, pendant la journée.

http://lespolonaisducentre.skynetblogs.be/archive/2014/09/22/str-567-polska-szkola-w-belgii-przed-1939-1945-8287988.html

 

Les premiers Polonais de Péronnes Sainte Marguerite furent importés de Westphalie (Dortmund, Essen,Recklinghausen). Oui, importés  et ne jamais dire que les Polonais sont venus car jamais, ils ne sont venus seuls à la recherche du travail.Les recruteurs les ont choisis, sélectionnés et les ont ramenés en masse  de Westphalie ,le domaine de la Rhur, par milliers.

Mais ils n'ont pas suffit au patronat charbonnier belge qui imitant toujours le patronat charbonnier de France, a organisé, après les Westphaliens, l'importation permanente, massive au final, de Polonais directement de Pologne dans les années 30, de jeunes Polonais moins habitués que les Westphaliens au travail de la mine bien souvent. L'homme arrivait d'abord, la femme et les enfants après quelques mois.

C'est le cas de Piotr ROZLACH qui est né le 2 juin 1895 à Pilica au Nord  de Katowice et de Krakow, dans la Vojevodie: la Silésie.Jusque 1918 ce n'est pas la Pologne.Le pays est mangé depuis près de 150 ans par ses voisins.Elle est partagée entre 3 puissances.La Silésie est occupée par la Prusse(Allemagne).C'est une occupation très dure.

Piotr Rozlach rejoindra dès l'Indépendance de la Pologne en 1918  ,en Pologne libre et indépendante , l'armée du Général Haller où il aura en 1920, le grade de caporal et gardera de cette période un sentiment patriotique profond.

Recruté en Pologne pour la mine de Péronnes, Piotr ROZLACH épousera à Péronnes, NOWAK Tekla, qui a déjà une fille de 6 ans ,BENIGNA.Ils auront ensemble 3 autres enfants:Geneviève, Edouard, Gabrielle.Le couple habitera au 4 de la rue des Bleuets.

A Péronnes, Piotr ROZLACH intègre l'organisation des Francs Tireurs Polonais de Belgique.Une organisation para militaire dont le Commandement pour la Belgique est à Bruxelles.Piotr Rozlach est le président de la section locale de Péronnes en 1935.

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le carnet de membre de Piotr ROZLACH à l'organisation des Francs Tireurs Polonais (collection Thérèse OGONOWSKI)

 

Il s'investira aussi, dans tous les aspects de la vie associative polonaise à Péronnes Sainte Marguerite jusqu'au bien longtemps au-delà de la 2e guerre mondiale.

Benigna ROZLACH épousera Adam OGONOWSKI, un bien jeune veuf ,un Polonais de Ressaix, aux baraques du Camp Roland , père déjà de deux enfants en bas âge, pour créer une grande famille polonaise investie ,tout autant , jusqu'aujourd'hui, dans la vie associative polonaise.

 

 

 

Le général HALLER est un personnage historique du début de ce XXe siècle.Chercher,voyez,lisez sur la participation,en France, des Polonais dans la 1ère guerre mondiale, en France, puis sur les services rendus, par Heller, à la nation en Pologne .

http://sites.google.com/site/armeepolonaise/l-armee-bleue-de-haller

http://kopiec.blox.pl/html/1310721,262146,21.html?542645

http://ancienssaintcasimir.e-monsite.com/pages/2014-centenaire-du-debut-de-la-premiere-guerre-mondiale.html

 

L'organisation para militaire des Francs Tireurs était active en Pologne jusqu'à la 2e guerre mondiale et aussi dans la Polonia (les Polonais à l'extérieur de la Pologne).Elle a été reactivée en 1991.

 

 

http://www.js1313.pl/index.php?option=com_content&view=article&id=42&Itemid=111

http://ksiegarnia.pwn.pl/produkt/79612/zwiazek-strzelecki-19101939.html

http://dzieje.pl/aktualnosci/zwiazek-strzelecki

http://www.js2025.pl/historia.html

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