16/10/2013

str 537 Zapomniana historia polonii belgijskiej COMBLAIN 1970r par JP DZIEWIACIEN

 

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Photo Dz_KSMP_029

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

Cette photo, prise dans la cuisine de Comblain-la-Tour, montre Mr Franek Bujanowski en train de pétrir la pâte pour faire des pączki. Derrière lui, Mme Dziewiacien et Mme Dudziak s’apprêtent à entrer en action.

 

 

 

L’essentiel :

 

 

 

Il n’y avait que lui pour avoir des idées pareilles : faire des pączki pour tous les enfants de la colonie.

 

Il savait combien les enfants aimaient cette pâtisserie ; il imaginait déjà la ruée de ces jeunes affamés vers ces petites douceurs recouvertes de sucre ; mais il savait aussi, combien une aventure pareille exigerait de travail.

 

 

 

Il a donc convaincu deux des cuisinières à le suivre. Ça, c’était facile. Mme Dziewiacien et Mme Dudziak étaient ses amies depuis toujours. Elles faisaient partie de cette délégation de Mons qui apportait son aide régulière, importante et désintéressée à la survie de Comblain. Le défi était quand même de taille, car il s’agissait de faire la cuisine, comme tous les jours, mais en plus de prendre le temps de préparer ce dessert surprise ; le tout avec le maximum de discrétion.

 

 

 

Mr Bujanowski, comme à son habitude, a été le premier à mettre les mains à la pâte. Et comme d’habitude, il était impossible de ne pas le suivre.

 

 

 

Etant donné que ma mère et ma marraine étaient de la partie, j’ai très vite été mis « au parfum » …

 

C’est ainsi que je suis allé, beaucoup plus souvent que d’ordinaire, rôder autour de la cuisine. Ma photo illustre une des mes nombreuses incursions.  Mais le secret a très vite tourné court … L’odeur qui s’échappait de la cuisine ne pouvait signifier qu’une chose : des pączki sont en préparation …

 

 

 

Quand la rumeur s’est propagée, je n’étais plus le seul à rôder dans le coin.

 

 

 

Il faut dire que les surprises de ce genre étaient rares. La nourriture était abondante et variée, mais vu les moyens matériels limités et l’exigüité du local, le staff des cuistots préférait s’en tenir à des plats simples et nourrissants. Pendant longtemps, il n’était pas question, par exemple, d’avoir des frites. Il a fallu que Mr Bujanowski, encore lui, flanqué de son inséparable Léon Warchulski, se mettent en tête d’installer dans une cahute, à l’extérieur, une baraque à frites.

 

 

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Pas sûr que cette installation n’ait jamais répondu à la moindre norme de sécurité … mais pour ces deux là, le plaisir des enfants passait avant le reste. Je les vois encore se démener pour rassasier tout le monde.

 

 

 

Les pączki et les frites que nous avons mangés, ensemble, à Comblain, nous ont semblés excellents ; ils avaient un petit quelque chose en plus … un petit goût très agréable … un parfum délicieux … ils sentaient bon … la gratitude.

 

 

 

15:01 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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