17/08/2013

n°527 zapomniana historia polonii w Belgii str 27 Comblain la Tour:historia (J.P.Dziewiacien)

 

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Photo Dz_KSMP_027

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

Que serait Comblain-la-Tour sans l’Ourthe ? Que serait l’Ourthe sans Comblain-la-Tour ?

 

 

 

L’essentiel :

 

 

 

C’est une évidence, Comblain s’articule autour de sa rivière. Impossible de l’ignorer.

 

L’Ourthe a ses caprices … elle peut être paisible, impétueuse ou dérisoire, selon son humeur. S’y baigner n’est guère facile. Combien de fois, durant les colonies, n’avons-nous pas programmé – et promis aux enfants – une séance de natation ( ou plutôt de pataugeoire ) et … annulé au dernier moment. Au final, les jours propices à cette activité n’ont pas été si nombreux, au grand dam des enfants.

 

 

 

Mais même en dehors de la baignade, l’Ourthe est … incontournable.

 

Le seul pont de Comblain, près de la gare, est le passage obligé de toutes les excursions de l’autre côté de la rivière. Quand on sait que chaque groupe d’enfants devait organiser 3 promenades par jour, on comprend que l’Ourthe était souvent associée à nos activités.

 

 

 

Nous l’avons découverte, en la longeant de tous les côtés. Nous l’avons apprivoisée. Nous avons baptisé les coins qui nous servaient de ralliement. C’est ainsi que « la plage », c’était ce petit coin de prairie, derrière le camping, sur l’autre rive. Le « camp des gitans », de l’autre côté du village, n’était qu’une autre prairie dont la pente douce rendait facile l’accès à l’eau. Le « tourniquet », c’était cette zone de bouillonnement qu’on pouvait voir quand on allait vers Hamoir par les bois.

 

 

 

Parfois, l’Ourthe nous accompagnait … les jeudis par exemple. Ce jour-là, c’était jour du marché à Comblain-au-Pont. Toute la colonie s’y donnait rendez-vous. Pour y aller, nous longions la rivière, le cœur léger et avec de l’énergie à revendre. Les retours étaient plus pénibles… Avec les bras chargés d’oranges et de pastèques, les kilomètres semblaient plus longs. On s’arrêtait parfois, au bord de la rivière, pour manger – et pour partager - une partie de la marchandise, histoire de soulager sa peine. A contre-courant, l’Ourthe se laissait mériter.

 

 

 

Pourtant, se sont ses rivages qui nous attiraient le plus. Tous les matins, le directeur de la colonie, Ks Kurzawa, exigeait que les moniteurs lui fournissent le planning de la journée. Chacun avait son petit calepin sur lequel il était sensé indiquer – en deux exemplaires – les promenades du jour. Et bien sûr … personne n’a jamais  écrit la vérité. Presqu’à chaque fois, les groupes des garçons, allaient rejoindre discrètement les groupes des filles …

 

 

 

Du coup, la rédaction quotidienne du petit calepin, s’apparentait à un jeu de dupes. A l’abri des regards, les moniteurs et les monitrices se concertaient. Ils s’obligeaient à inscrire dans les blocs-notes des lieux d’excursions « plausibles ». On faisait preuve d’imagination. On inventait. Et on rendait la copie à Ks Kurzawa avec le plus de sérieux possible. Mais dès que la grille était franchie … tout le monde se retrouvait à la plage ou au camp des gitans, comme d’habitude.

 

 

 

Je pense que Ks Kurzawa n’était pas dupe. Avec l’expérience qu’il avait des colonies et des adolescents que nous étions, il connaissait tous nos stratagèmes. Pourtant, il nous laissait faire avec la tolérance du sage qui sait que fermer les yeux sur des peccadilles, c’est le meilleur moyen de mettre la lumière sur l’essentiel.

 

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Kolonie letnie 2013 w Comblain la Tour:  zdjecia na Facebook

 

 

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1er tour des colonies d'été

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2e tour des colonies d'été

 

 

 

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11:02 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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