18/04/2013

p 512 historia Polakow z Belgii :Comblain (str 25 autor:j-p DZIEWIACIEN)

nasze polskie dzieci w COMBLAIN LA TOUR (1965)

 

Dz__KSMP_025.jpg

 

Photo Dz_KSMP_025

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

Comblain-la-Tour : le rocher de la vierge.

 

Cette carte postale, en noir et blanc, est bien connue. Elle faisait partie des cartes postales qu’il était possible de se procurer chez Mr Bardo.

 

 

 

L’essentiel :

 

 

 

Ecrire à ses parents pour les rassurer, c’était presque une obligation. A cette époque-là, les GSM et autres gadgets technologiques n’existaient évidemment pas. Très peu de parents étaient raccordés au téléphone ; alors pour communiquer, nous n’avions que ça … les cartes postales … et de temps en temps une petite lettre.

 

Du coup, les photos reprises sur ces cartes, on s’en rappelle très bien. Elles font partie de notre mémoire.

 

 

 

Le rocher de la vierge est un grand classique.

 

Il faut dire que cette falaise a toujours réveillé en nous les émotions multiples :

 

- le danger d’abord ; tous ceux qui l’ont gravie connaissent l’extrême difficulté de l’ascension.

 

- le courage ( ou l’inconscience ? ) ensuite ; braver le danger, monter malgré tout, faire fi de la difficulté, n’est-ce pas la définition de l’adolescence ?

 

- l’orgueil d’avoir vaincu la montagne

 

- le plaisir de la transgression : « c’était interdit, mais nous l’avons fait »

 

- le défi de raconter ses exploits à des adultes en insistant bien sur le danger …

 

 

 

Rien d’étonnant que cette image a eu du succès. « Regarde maman, on est monté tout en haut … ».

 

 

 

Rétrospectivement … j’ai des sueurs froides en pensant à tout ce qui aurait pu arriver. Quand on en reparle entre anciens de Comblain, tout le monde s’accorde à dire que notre inconscience était infinie.

 

Combien de fois n’avons-nous pas fait escalader ses pentes abruptes des enfants très jeunes. Je les vois encore s’agripper là à une touffe d’herbe, là à un buisson, là à un caillou … et arrivé près de la vierge, se coller contre la paroi tellement le passage était étroit.

 

 

 

A ma connaissance, aucun accident n’est jamais arrivé. Sans doute que la Vierge veillait sur nous.

 

 

 

Je sais que ce n’est pas une bonne excuse, mais … tous les enfants qui ont gravi cette falaise en garde un souvenir impérissable.

 

 

 

Personnellement, je suis monté là-haut pour la dernière fois en février 1989 lors d’un week-end prolongé que nous avons passé, avec un groupe d’amis, à la maison polonaise de Comblain-la-Tour. J’y suis allé seul.

 

C’était comme un pèlerinage. L’ascension m’a paru encore plus dangereuse. Mais arrivé au sommet, quel bonheur ! C’est de là que la vue sur la maison et le parc est la plus incroyable.

 

 

 

Je savais déjà que c’était la dernière fois que je montais ; que plus jamais je n’aurais l’occasion de contempler ce panorama si chère à mon cœur. J’ai mis longtemps avant de redescendre. En descendant, je me suis fait peur et j’ai pesté contre mon imprudence. Je me suis juré de ne plus remonter … et je suis devenu … « vieux ».

 

 

 

Le meilleur moment pour déplacer les montagnes, c’est l’adolescence.

 

JP           DZIEWIACIEN

 

13:00 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Ah là là... Que de souvenirs! Et quelle justesse dans les sentiments qui nous animaient, à l'époque, quand nous étions "jeunes". Le rocher de la Vierge, je l'ai grimpé la dernière fois lorsque j'avais 15 ans, ma dernière année de colo. Le danger, l'adrénaline, la frime envers les pauvres parents morts de trouille... Et, j'ose à peine le dire, nous traversions les rails de chemin de fer comme ça, d'un côté à l'autre en regardant juste si un train ne déboulait pas dans le virage...
Un jour que j'ai entrepris seule l'ascension, je suis vraiment passée de justesse avant l'arrivée du train. C'est vraiment ça, l'adolescence, le goût du risque et du danger et la victoire après le risque inouï!
Merci de votre témoignage qui m'a transporté quelques années en arrière. Peut-être que nous nous connaissions? J'ai fait les colos de 1969 à 1975, je pense. Et là, j'ai 54 ans!!!
A bientôt, qui sait...

Écrit par : Véronique Milczanowski | 29/04/2013

Répondre à ce commentaire

olala, que de souvenirs!!! Immémoriaux!
Heu, madame Milczanowski, la personne à précisé avoir grimpé sur le rocher pour la dernière fois en 1989!!! Je pense donc qu'elle est plus de ma génération que de la tienne , maman... Mais les bêtises sont les mêmes. Je me souviens de ce bosquet de thyua (?) dans lequel nous faisions notre camp pendant les moments de calme. D'années en années, ils sont restés les mêmes. Et le thé tiède, et les balades pour manger le pain perdu et les komineks (?) Merci la colo, merci pour les bons souvenirs.

Écrit par : servranckx Frédérique | 29/04/2013

Répondre à ce commentaire

Bonjour Véronique,
Bonjour Frédérique,


C’est Véronique qui a raison. Nous sommes de la même génération ; d’ailleurs, j’ai 56 ans et mon épouse 55.

Pour ce qui est de ma dernière escalade du rocher de la vierge, j’étais déjà « adulte » et père de famille.

Mon épouse et moi avons participé à toutes les colonies entre 1962 et 1975 ou 76. La dernière année, j’étais chef moniteur et Eveline, infirmière.

Personnellement, je viens de la région de Mons, Eveline était originaire de la région du Centre. Nous nous sommes rencontrés à Comblain et … nous nous sommes mariés en 1980.

J’aimerai beaucoup en savoir un peu plus sur vous.
Il n’y a aucun doute, nous avons dû nous rencontrer ; les dates coïncident.
De quelle région venez-vous ? Avez-vous participé au KSMP ? A quoi ressemblez-vous ?

Voici mon adresse jpdziewiacien@skynet.be

J’espère avoir une réponse. A bientôt,

Jean-Pierre

Écrit par : DZIEWIACIEN | 08/05/2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.