19/03/2013

p502 histoire des Polonais en Belgique (chapitre:les KSMP ) p 22 par J.P.Dziewiacien

 

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Photo Dz_KSMP_022

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

Le KSMP de Ressaix dans les années 70.

 

 

 

Les participantes :

 

 

 

Au premier plan et de gauche à droite :

 

Nathalie HaineJanek PerzynaNadine Deputat

 

 

 

Debout derrière et de gauche à droite :

 

Eveline OgonowskiThérèse OgonowskiGeorges Kielbowicz Christine MarszalkowskiDanielle Perzyna

 

 

 

L’essentiel :

 

 

 

La première chose qui m’a touché quand j’ai débarqué à Ressaix : c’est l’accueil et la simplicité.

 

 

 

Je connaissais déjà un peu tout le monde, mais sans vraiment connaître personne. Pourtant, spontanément, les jeunes du KSMP m’ont … « adopté ». Plus tard, j’ai compris que je n’étais pas une exception.

 

A Ressaix, la convivialité, c’était une seconde nature, et les portes ouvertes, ce n’était pas seulement une métaphore … les portes étaient vraiment ouvertes. Je m’y suis engouffré.

 

 

 

La maison polonaise avait pour moi un charme particulier.

 

C’était comme une sorte de Comblain miniature.

 

Dans la région du Borinage, nous n’avions pas de maison à nous. Les rassemblements se faisaient dans les endroits où on voulait bien nous accepter.

 

Pour le KSMP de Mons, il y a eu d’abord la swietlica de Tertre, puis le cercle Saint-Louis de Tertre, le salon du charbonnage et l’école d’Hautrage-Etat, etc …

 

Dans les années 1976 / 77, nous avions bien fini par acquérir les locaux d’une école d’Hautrage. Mais c’était beaucoup trop tard.

 

 

 

A Ressaix, l’histoire des « baraques » - comme on surnommait avec simplicité l’Osrodek – se confondait depuis longtemps avec l’histoire de la communauté polonaise.

 

Tout se passait là, depuis toujours et les murs transpiraient de la fraternité des occupants.

 

 

 

Comment oublier Mrs Szymczak et Mlynarczyk, dont le langage « imagé » colorait l’ordinaire, en frisant le poétique.

 

Comment ne pas citer Mme Ogonowski, dont l’abnégation frôlait le sacrifice. Et tous les autres qui ont marqué l’endroit de leur empreinte et de leur sueur.

 

 

 

La maison était riche du dévouement collectif et désintéressé. Rien d’étonnant qu’on s’y sente comme chez soi.

 

Elle était gérée avec l’intelligence du cœur. C’est la générosité et le partage qui dominaient. Et les hommes et les femmes, n’étaient que des instruments au service de la communauté.

 

 

 

C’était l’époque où les infrastructures comme Comblain-la-Tour et les « baraques » de Ressaix, rassemblaient.

 

 

 

 

 

Plus tard, … les choses ont changé.

 

 

 

Quand ces lieux ont cessé d’être des lieux de rassemblement pour devenir des lieux de pouvoir et d’ambition personnelle, … ils ont perdu leur âme.

 

J.P.DZIEWIACIEN

 

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