14/03/2013

p500 histoire des Polonais en Belgique (chapitre:les KSMP ) par J.P.Dziewiacien (p 21)

Dz__KSMP_021.jpg

 

 

Photo Dz_KSMP_021

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

Le KSMP de Ressaix lors d’un spectacle sous chapiteau.

 

 

 

Les participants :

 

 

 

De gauche à droite :

 

Simone WattiezDaniel KowalIrène SitarzCasimir NowickiBernadette Marszalkowski - Claude SoulasDominique OgonowskiVital CzukEveline OgonowskiJean-Michel DeputatLoreta BarbarossaJanek Perzyna

 

 

 

L’essentiel :

 

 

 

Quand j’ai frappé à la porte du KSMP de Ressaix, dans les premiers jours de 1978, ce n’était pas pour demander l’asile politique. Je n’étais menacé par personne. Je ne craignais pas pour mon intégrité physique.

 

 

 

J’avais 22 ans et des convictions religieuses et philosophiques plus au moins normales. Si les traditions et la culture polonaise comptaient beaucoup pour moi, j’étais un jeune homme comme tous les autres … tiraillé par les mêmes préoccupations que mes congénères. Et pour l’heure, l’essentiel pour moi, c’était l’amour.

 

 

 

J’ai donc demandé l’asile « sentimental » à Ressaix. Mon transfert n’a fait l’objet d’aucune transaction ; il faut dire que les danseurs sont beaucoup moins cotés que les joueurs de football. Au contraire, comme tous les transfuges, j’ai surtout suscité de la méfiance. Il faut dire qu’Eveline, elle … elle était bien cotée.

 

 

 

Il est temps d’ouvrir ici, une parenthèse et d’aborder l’importance du paramètre « affectif ».

 

En effet, combien sommes-nous à avoir trouvé l’âme sœur au sein de Notre communauté ?

 

Sans doute, une multitude.

 

 

 

Si l’aventure des KSMP et de Comblain-la-Tour a été tellement réussie, ce n’est pas seulement grâce à « l’amour de la patrie » ou à « l’attachement aux valeurs traditionnelles ». Nous sommes tous hantés par de grandes utopies, mais dominés par des instincts  primaires.

 

 

 

Sans les filles, il n’y aurait sans doute jamais eu de garçons au KSMP. Et vis et versa.

 

Ceci ne remet pas en cause l’engouement des jeunes pour la culture polonaise, mais ça permet d’avoir un regard plus juste sur la … diversité des motivations. Et d’ailleurs, quel mal y aurait-il à envisager ses valeurs à travers le prisme de l’amour ?

 

 

 

Si mes propos font bondir certain bien-pensants ... tant pis.

 

Qu’ils se rappellent que Chopin aussi était un exilé, et que c’est l’amour qui lui a inspiré ses plus grandes œuvres.

 

 

Il y a dans chaque polonais un petit peu de Chopin.

 

16:19 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.