27/01/2013

p486 HISTORIA POLAKOW w BELGII (Polacy z HAUTRAGE:Darcie pierza 1938)par R.Mielcarek p 10

Darcie pierza (1938)

1938 HAUTRAGE.jpg

en 1938

dans une maison de la rue de Varsovie à Tertre,

lors d'une soirée ou les dames se réunissaient.

Il  y sur la photo Mme Zenker, Rybicka,Skibinska, Perz..

 

"Darcie pierza"
(déchirer les plumes d'oie pour en garder le duvet) ".
 
Lors des longues soirées d'hiver, les dames passaient des soirées ainsi , à " skubac pierza ", mais aussi à discuter, raconter des blagues, des cancans, chanter aussi autour d'une tasse de café et pâtisseries polonaises.
 
Le dernier jour, l 'hôtesse de la maison, préparait "Polską Kolacje", et cette soirée était un peu plus festive avec la goutte de la maison.
Rendez-vous était également pris pour se rendre dans une autre maison pour aider une autre famille...
 
Dans les années 50, étant gamin, j'adorais aller avec ma grand-mère à ces soirées..à la Cité Wauters à Tertre.
Où sont passées les traditions de nos parents....
 
Raymond Mielcarek
 
 
 

 

Ma mère a souvent déplumé, seule avec mon père, les oies vendues par la ferme Gorez à Trivières.

 Elle fourrait les "pierze" dans des oreillers et plus tard dans une « poszwa », cousue avec du « wsyp », un tissu assez rare ici,"rouge sang ,plus tard, blanc luisant, qu’on achetait à la « żydówka » « Irène et Adolphe ».Ils importaient ce tissu de Pologne.

Le tissage de ce drap épais utilisé pour coudre un grand grand oreiller, empêchait le duvet de piquer et passer la trame du tissu.

J’ai longtemps dormi sur un matelas de paille ramenée de cette ferme et aussi sous une bonne "pierzynka" de plumes d’oie.

Cette « pierzynka » qui m’avait suivie à l’internat faisait l’admiration des femmes d’ouvrage nettoyant nos chambres d’étudiant. Après avoir rouspèté sur l’impossibilité de faire un lit en carré ,elles comprenaient et s’étonnaient de la propriété de cet édredon de me réchauffer très vite l’hiver et de me garder au frais en été.

Plus tard, j’ai élevé des oies pour le délice de leur chair et mon épouse a aussi fabriqué des couettes avec le duvet de nos oies. Sa maman, l'avait toujours pratiqué en Belgique, seule  puis avec sa fille aînée et parfois avec sa voisine Fabianowa , à Péronnes-Charbonnage, avec les oies élevées au pied du terril , à la rue Quintau.

 

Nous  avons aussi ramené de très belles couette de Pologne dans les années 70 ; ce qu’on ramenait traditionnellement avec parfois des déboires avec les douaniers aux frontières.

Nous n’ avons plus d’édredons naturels.

Aujourd’hui, l’usage de l’édredon artificiel s’est répandu partout.

KOZLOWSKI ALEXANDRE

 

 
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