16/01/2013

n° 483 historia zapomnianych Polakow w Belgii -Polacy z Bernissart (p 15par JP DZIEWIACIEN)

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Photo Dz_KSMP_015

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

1956, c’est mon baptême ; c’est donc ma première photo.

 

Elle rassemble la « famille » qui s’est constituée autour de moi.

 

 

 

Mon adoption et mon arrivée dans la petite communauté polonaise d’Harchies-Bernissart, ont été un évènement. Parmi les amis et les proches de mes parents, beaucoup voulaient être parrain et marraine de ce nouveau venu … un peu différent. Tous méritaient de l’être et mes parents n’ont eu d’autres choix que de demander au prêtre si, par dérogation spéciale, on ne pourrait pas en désigner plusieurs.

 

 

 

Le prêtre accepta. En quelques jours j’avais trouvé non seulement des parents, mais aussi 3 marraines et 3 parrains, le tout très officiellement. Ce curé si compréhensif, c’était … Ks Woryna.

 

 

 

Les participants :

 

 

 

- au premier rang et de gauche à droite :

 

Grégoire Stowbur ( mon parrain ) – Mme Dobrolowicz ( ma marraine ) – Mme Dudziak ( ma marraine ) – Mme Dziewiacien ( maman ) – Valentine Stowbur ( ma marraine ).

 

 

 

- au second rang et de gauche à droite :

 

Mr Jean Dziewiacien ( papa ) – Mr Stanis Dobrolowicz ( mon parrain ) – Ks WorynaMr Stefan Dudziak ( mon parrain ).

 

 

 

L’essentiel :

 

 

 

 C’est la seule photo que je possède de Ks Woryna. Pourtant, voilà un homme à qui je dois énormément.

 

 

 

Il a été durant des années le curé de nombreuses paroisses polonaises, dont celle d’Harchies et de Bernissart.

 

Je n’ai jamais entendu à son propos la moindre critique. Infatigablement, il aidait comme il pouvait tous ses paroissiens dispersés dans des nombreuses localités. Et les problèmes ne manquaient pas, c’était les débuts de l’après-guerre. Ils étaient d’ordre matériel, financier et aussi psychologique.

 

 

 

C’est vers lui que mes parents se sont, tout naturellement, tournés pour chercher de l’aide quand ils ont entrepris d’adopter. Seuls et ne parlant pas le français, jamais ils n’auraient réussi.

 

Ks Woryna a pris les choses en mains. Il n’a ménagé ni son temps, ni son énergie. Et dans les moments de découragement, c’est encore lui qui leur remontait le moral. Les démarches, les traductions, les formulaires, les certificats, il s’est investi totalement. Et une à une les barrières sont tombées.

 

 

 

Sans lui …

 

 

 

J’ai eu la chance de le connaître un peu … trop peu. Il est décédé, après une longue maladie, le 12/12/1967,  j’avais 11 ans. C’est lui qui venait me chercher en auto pour aller à l’école polonaise. C’est lui qui donnait cours. Et après l’école, il venait souvent souper à la maison.

 

 

 

Malgré mon jeune âge, je sentais bien qu’il avait une profonde tendresse envers moi ; mais j’ignorais alors tout de mon adoption et donc du rôle capital qu’il avait joué. Plus tard, quand j’ai découvert toute mon histoire, j’ai regretté de ne pas avoir eu l’opportunité de le remercier comme il se doit.

 

 

 

Un an après sa mort, je suis rentré au KSMP « Echo Ojczyste » qu’il avait fondé en 1960.

 

15:20 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ks Woryna m' appris le Polonais. Grâce à lui, lorsqu'en 1966, je suis partie en Pologne, pour la première fois, visiter la famille de ma maman, j'ai pu leur parler en polonais. Je lui dois beaucoup.....

Écrit par : dobrolowicz | 16/01/2013

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Merci pour cette unique photo de mes parents!!

Écrit par : dobrolowicz | 16/01/2013

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