04/01/2013

n° 480 Polacy z Belgii : KSMP " historia " (par J.P.Dziewiacien) p 14

     les Polonais de Bernissart

     Polacy z Bernissart ( Belgia- Mons )

Dz__KSMP_014.jpg

 

Photo Dziewiacien  KSMP  014

 

 

 

Le contexte :

 

 

 

Ce cinéma de Bernissart – le Camara – était le lieu de toutes les festivités organisées par l’association des mineurs polonais : « Société Sainte-Barbe d’Harchies–Bernissart ».

C’est là que, chaque année à la Saint-Sylvestre, se déroulait le traditionnel bal polonais du nouvel an.

 Là aussi qu’était rassemblé les enfants des membres pour recevoir, de la main de Saint-Nicolas, le petit sachet de douceurs ( bonbons, mandarine et fruits secs ) qui faisait le bonheur des bambins dont je faisais partie.

 

 

Le jour de cette photo, c’est au retour de l’église que nous nous sommes arrêtés là, comme souvent, pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Je pose fièrement devant ma marraine, Mme Dudziak.

 

Polacy z Bernissart w Belgii kolo MONS region « Borinage »

 

To kino w Bernissart-le CAMARA-,bylo miejsce od wszystich imprez organizowane przez stowarzyszenie Polskich gornikow:”Stowarzyszenie Swietej Barbary z Harchies-Bernissart”.

 

Tam, co roku na Sylwestra,odbywal sie tradycyjny polski bal na Nowy Rok.

 

eTam tak samo, byly zgromadzoni dzieci czlonkow kolka „Swietej Barbary z Harchies-Bernissart”,aby odczymac z reki Swietego Mikolaja, maly woreczek slodyczow (cukierki, mandarinki i  owoce suszone) ktore ucieszyli male dzieci i po miedzy nimy mie tez.

 

Dzien tego zdjecia,to po kosciele w niedziele.My jak zawsze sie zaczymalismy tam aby spedzic przyjemnie, troche czasu z naszymi.Ja sie przedstawiam dumny zmoja chsesna: pani DUDZIAK

 

 

L’essentiel :

 

 

 Mme Dudziak, ma marraine, détient un record qui sera difficile de battre.

Mère d’une famille nombreuse ( ce qui à l’époque était plus courant qu’aujourd’hui ), elle a élevé 10 enfants dont 8 ont été membres du KSMP de Mons. Ce qui fait d’elle, la plus grande contributrice au potentiel humain de cette formation.

 

Ces enfants, Maria, Eva, Kaza, Anna, Janek, Thérèse, Jeanine et Patricia Dudziak ont donc dansé avec nous.

 

Pas mal pour une seule famille…

 

 

Toutes les familles polonaises n’étaient pas aussi nombreuses. Par contre, personne ne risquait de souffrir pour n’appartenir à aucune famille. Parce que si la guerre les avait jetés brutalement hors de leur pays, ici, ils se sont recomposé des liens familiaux artificiels. Pour nous les enfants, tous les polonais étaient des « wuja » et toutes les polonaises des « cocia ». Ce qui procurait un sentiment très confortable d’être membre d’une gigantesque fratrie.

 

 

Quant à moi, j’éprouvais plus que quiconque le besoin d’appartenir à une famille et à une communauté.

 

En effet, mon histoire personnelle ne me destinait pas me retrouver-là et si bien entouré.

 

Je suis né en 1956, à Ixelles où j’ai été abandonné à la naissance. De cette mère naturelle, j’ignore tout … sauf qu’elle s’appelait Mommerency, qu’elle était belge et qu’elle n’a pas voulu de moi…

 

J’étais destiné à rejoindre un de ces sinistres orphelinats d’après guerre.

 

 

 

Heureusement pour moi, Mr et Mme Dziewiacien crevaient d’envie d’avoir un enfant.

Ils remuaient ciel et terre pour conjurer le sort qui les privait de ce bonheur. Mais quand on est mineur au charbonnage d’Harchies … qu’on habite une baraque en bois le long des marais … qu’on ne vit en Belgique que depuis seulement 7 ou 8 ans … qu’on sort de la guerre … qu’on ne parle pas français, ou si peu … ce n’est pas simple d’adopter un enfant belge.

 

 

J’imagine leur parcours du combattant. Il leur en a fallu de l’amour et de l’espoir pour continuer.

 

Quand ils ont pu enfin venir chercher un bébé à Bruxelles, c’était une fille qui leur était destinée.

 

Mais au dernier moment, une complication de dernière minute a empêché qu’ils prennent en charge l’enfant.

 

Devant leur désespoir, quelqu’un a proposé : « Mais celui-ci, vous pouvez le prendre … ».

 

 

C’est ainsi qu’ils m’ont ramené à Harchies ; je suis devenu leur bien le plus précieux. Ils ont été les parents les plus merveilleux du monde.

 

 

La communauté polonaise m’a entouré, enveloppé, protégé.

 

 

Plus tard, je suis devenu président du KSMP de Mons et même de tous les KSMP de Belgique.

 

Sans doute avais-je besoin d’être reconnu. En tout cas, j’ai essayé de rendre à cette communauté le bonheur qu’elle m’avait apporté.

 

 

 

DSC01216.JPG

J.P.Dziewiacien

 

 

 

14:25 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

En parlant de Bernissart,il faudrait ne pas oublier les anciens grâce à qui il y avait une vie polonaise à Bernissart.Je pense surtout à Mr Kotas qui a beaucoup oeuvré pour.

Écrit par : Zdzislaw Blaszka | 06/01/2013

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