21.04.2008

POLACY Z CARNIERES les Polonais de Carnières

Voilà une troisième photo de groupe des Polonais de Carnières qui date d'une soixantaine d'années et certainement plus.Elle doit être de 1945 ou 1946

1946 GORALE

Elle date de l'immédiate après-guerre.La fête polonaise a lieu cette fois soit dans une école de Carnières soit à la commune de Carnières ,mais c'est douteux.

Les enfants de Polonais arrivés dès 1922 ont  une vingtaine d'année.Ils ont grandi en Belgique dans le maintien des traditions polonaises avec le concours des paroisses polonaises et des curés polonais,avec le concours aussi de l'école polonaise et les professeurs du consulat de Pologne car des accords d'Etat à Etat entre la Pologne et la Belgique organisent les cours de langue polonaise et même l'école polonaise tout court parfois même au sein  de l'école communale publique comme à Péronnes-lez-Binche où l'instituteur polonais est là en semaine avec les instituteurs belges.Nous étudierons cette situation assez particulière de reconnaissance de la minorité polonaise en Belgique.Aujourd'hui ,cette notion est étouffée pour valoriser l'intégration ,c'est-à-dire la digestion de toute différence.Dans une société plurielle,multiculturelle ,c'est assez curieux.

Aux  Polonais de Carnières qui ont vécu leur jeunesse, ici dans le Centre  qui pendant la guerre,sont soit restés ici à travailler dans la mine  soit déportés en Allemagne ,se joignent de très jeunes Polonais du même âge venus d'Allemagne où ils étaient pendant la guerre, esclaves dans l'économie allemande ,d'autres  dans les camps de concentration.Ces Polonais od starej imigracji i nowej imigracji vivent ensemble dans les mêmes conditions octroyées à la classe ouvrière.Ils n'ont toujours pas d'autre choix que la mine à cette époque.Il y a cependant  une différence culturelle chez ceux venus d'Allemagne du fait de leur scolarité en Pologne avant la guerre où l'école publique était très efficace ( alors qu'ici les garçons de Polonais sont destinés à la mine après le quatrième degré d'école primaire-14 ans,et les filles :na służbe ) et de leur provenance de différents milieux,de différents classes sociales et pas seulement ouvrière,vraiment de tous les milieux ;pas la noblesse bien sûr qui s'est fixée en Angleterre,un peu à Bruxelles mais pas dans le Centre...quoique nous verrons que,chez nous aussi...

Les jeunes Polonais débordent de vitalité.Elle s'exprime par la danse lors des fêtes polonaises.Ils ont cousu eux-mêmes ces vêtements de montagnards,fabriqué les czupagi et aux pieds,ils ont...des charentaises.Les ceintures paraissent polonaises.On  joue une pièce de théâtre,on récite des poèmes (ce que les Polonais pratiquent beaucoup ) et on chante des chansons polonaises d'un répertoire énorme, connu de tous.La fête polonaise s'est l'expression de l'appartenance à une communauté et chacun se doit d'y aller.Aujourd'hui ,ce sentiment fortement atténué ne demande,nous le constatons lors de nos fêtes, qu'à se raviver.Il faut se prendre en charge car rien,aucune organisation d'activité culturelle ne viendra de Bruxelles.Dans notre région ,voilà plus de trente ans qu'un groupe ou une activité culturelle décentralisée n'est venue saluer la communauté polonaise du Centre alors que des budgets existent sur Bruxelles.Tout ce qui s'est fait s'est fait seul ,soit avec Daniel Coustry et Spotkanie.C'est ce que les Polonais ont toujours fait dans la Région du Centre,faire ce qu'ils peuvent avec leurs moyens pour garder ce sentiment d'appartenance à la Pologne.

Wojewodzic Jan n'est pas encore fiancé à Pyrgies Leona qu'il tient par l'épaule.La soeur de Jean est assise à côté du couple;elle sera la femme de Brenzo.Le skszypek est Cyprian RAK ,sa soeur habite Liverpool.Léona Pyrgies est devenue la marraine du fils de Cyprian RAK,Marys, qui habite Dallas;la fille de Cyprian,Renia (Régine) est à New Britain;elle a 2 enfants,nous dit Marianne Evans Pyrgies,la fille de Léona Pyrgies et de Jan Wojewodzic,sales manager à la LOT à Bruxelles.Les parents RAK,partis de Carnières vers l'Amérique sont aujourd'hui décédés.Nous avons des détails à recouper sur l'accordéonniste.Pour le moment rien sur le premier " góral "à gauche mais le deuxième est Szydłowski,le mari décédé aujourd'hui de Marie-Thérèse Nicolas présente à notre fête du 2 février dernier.Le premier couple debout à côté des deux musiciens ,c'est Sabine qui est partie au Canada comme beaucoup de jeunes Polonais entre 1945 et 1948;elle est à côté du frère de Jan Wojewodzic:Stanis.Les jeunes survivants à la privation de liberté pendant la 2e guerre  ne sont pas rentrés en Pologne et ont choisi la Belgique pour repartir si possible plus loin.Des jeunes Polonais élévés ici ont aussi tenté l'aventure.Quelques uns sont partis.

Le troisième "góral" qui danse à droite de la scène n'est pas identifié et le quatrième est en fait de nationalité tchèque et serait retourné en Tchécoslovaquie comme d'autres,des Polonais qui sont retournés dans ces années-là en Pologne sans problème.

Il y a quatre jeunes filles debout sur le banc de brasserie à droite, derrière les danseurs.Rien sur la première pour le moment.La deuxième est Barbara Gzabus dont le mari est Rurarz absent sur la photo.Rien sur la troisième jeune fille de ce groupe.La quatrième est Hetmann de Chapelle-lez-Herlaimont,la commune voisine de l'autre côté du Placard et de la chaussée de Bascoup où habitent toujours de très très nombreux descendants des Polonais du Centre.

23:32 Écrit par LES POLONAIS DU CENTRE dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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